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[ESSAI ROUTIER] BMW i3 ? Oui, mais…

3 avril 2017| Frédéric Masse

[ESSAI ROUTIER] BMW i3 ? Oui, mais…

Si vous êtes un lecteur assidu, vous savez à quel point j’aime la marque BMW. Vous savez aussi peut-être que je suis un fervent amateur des véhicules électriques. L’essai de la i3, petite voiture électrique construite par BMW, s’avérait donc de bon augure.




Au terme de mon essai routier, j’en suis arrivé à la conclusion que si vous avez un garage chauffé, que vous travaillez là où il y a un garage chauffé, que vous disposez d’une borne de recharge de 220 volts et que vous ne prenez pas trop la route durant l’hiver, cette voiture est une merveille. Pour les autres, voici quatre points sur lesquels méditer avant de vous procurer une i3 :

1. La i3 n’aime pas la neige.

Il faut savoir que la i3 est une propulsion, c’est-à-dire que les roues arrière sont motrices. Il est donc impossible de désengager complètement l’antipatinage. Résultat ? Je suis resté pris dans un ourlet de six pouces de neige, en plein centre-ville, en tentant de sortir de mon stationnement. Oui, la rue était mal dégagée. Oui, il y avait eu tempête la veille. Mais c’est ça, le Québec.

2. La i3 m’a laissé tomber sur l’autoroute.

Je me suis retrouvé à rouler à 26 km/h parce que je manquais de « jus » électrique. Ça aurait pu être pire : j’aurais pu tomber en panne avec un véhicule 100 % électrique. Heureusement, la i3 dispose d’un petit moteur en option, qui fait office de génératrice. Pas rapide, certes, mais au moins, elle roule.

3. La i3 n’utilise pas le moteur thermique pour chauffer l’habitacle.

Résultat ? Plus d’électricité, plus de chauffage. Grrrrrrr… et brrrrrr.

4. La batterie de la i3 ne se recharge pas aussi rapidement que je l’anticipais.

J’arrive chez moi à 18 h 30. J’en profite pour brancher la i3 en supposant qu’elle sera à pleine charge le lendemain. Euh… non. Lorsque je démarre l’allemande, elle n’est qu’à moitié rechargée, ce qui me confère environ 60 km d’autonomie (son autonomie maximale étant de 130 km – en 2017, elle grimpe jusqu’à 182). Cela devrait suffire pour me rendre à destination, mais, en réalité, par une température de moins 25 degrés Celsius ce matin-là, elle a délivré une autonomie exacte de… 32 km.

J’en arrive donc à la conclusion que la i3, malheureusement, n’est pas conçue pour nos hivers québécois. J’adore son design intérieur, je louange ses innovations et j’apprécie le courage de BMW de nous avoir donné l’occasion de l’essayer dans notre climat nordique, mais elle n’a pas passé le test du grand froid ni celui de la tempête de neige. Bel essai et bel effort ! Toutefois, connaissant BMW, je suis persuadé que le constructeur ne ratera pas la cible deux fois.

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