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Cent ans d’élégance et d’art de recevoir au fil du fleuve

Restaurant Champlain

5 octobre 2026 | Cendrine Chénel

Cent ans d’élégance et d’art de recevoir au fil du fleuve

Il y a un siècle, on s’attablait déjà au Champlain. Depuis, Québec a changé, évolué, mais soir après soir, les baies vitrées ont continué d’offrir magnifiquement le fleuve en toile de fond. Pour ses cent ans, le restaurant Champlain ne cherche pas à recréer hier ; il choisit plutôt de raconter le Saint-Laurent avec le regard, la sensibilité et la cuisine d’aujourd’hui.

À travers les grandes fenêtres du restaurant signature du Fairmont Le Château Frontenac, le Saint-Laurent fait depuis longtemps partie du décor. Cet automne, il devient le fil conducteur d’une nouvelle vision gastronomique imaginée par le chef Tristan Ratcliffe Lambert et sa brigade. Une façon de raconter le Québec en suivant cette majestueuse voie d’eau qui relie les régions, les paysages et ceux qui les font vivre.

Cinq chapitres pour remonter le courant

En cinq chapitres, l’expérience culinaire transposera dans l’assiette le voyage de Samuel de Champlain à travers le Golfe, l’Estuaire, le Fjord, l’Île d’Orléans, Québec et le Territoire. Le fleuve devient ainsi une porte d’entrée vers les terroirs qu’il traverse : pêcheurs et ostréiculteurs, certes, mais aussi agriculteurs, éleveurs, fromagers, cueilleurs et artisans. Cette idée se traduit également dans une cuisine qui ose revisiter les classiques sans les dénaturer. Le homard Wellington en est un bel exemple : un clin d’œil au mythique bœuf Wellington du restaurant Champlain, repensé dans un esprit plus maritime, qui promet déjà de devenir une signature pour les cent prochaines années.

Quand chaque détail raconte une histoire

Dans le cadre de cette année importante, le souci du détail se pousse encore plus loin. Sur la table, la coutellerie évoque les galets du fleuve, les menus sont confectionnés avec de l’argile marine de Manicouagan, et le cuivre de l’ancienne toiture du Château trouve une seconde vie sous forme de repose-ustensiles. Le regard, lui, est attiré par la sculpture monumentale de l’artiste Marc Bouchard, suspendue au plafond et inspirée de la topographie du Saint-Laurent. Autant de clins d’œil délicats qui prolongent le récit du fleuve bien au-delà de l’assiette. Le retour du service au guéridon poursuit également cette volonté de renouer avec l’art de recevoir avec distinction.

Lever son verre au fil des cent ans

L’année du centenaire sera aussi rythmée par des rendez-vous d’exception imaginés comme de véritables expériences de table. Grandes maisons de champagne, accords avec des vins de prestige, menus créés pour l’occasion et service soigné viendront ponctuer les célébrations, jusqu’aux grandes soirées où le Champlain déploiera tout ce qui fait la signature d’une maison de ce rang : élégance, raffinement et souci du détail.

Cent ans ont passé, et le Champlain continue avec grâce de faire de la table un lieu de célébration, de mémoire et d’émotion.

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