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Chauffer au foyer ou au poêle : le vrai du faux

Cheminées Gamelin

5 octobre 2026 | Julie Marie Dorval

Chauffer au foyer ou au poêle : le vrai du faux

Stûv

Une seule odeur suffit à rappeler l’enfance ou à faire renaître un souvenir : pain grillé sur le poêle à bois, bûches qui se consument, cheveux enfumés. Mais le chauffage au foyer, aussi ancien que réconfortant, traîne encore son lot d’idées reçues. Cheminées Gamelin remet les pendules à l’heure.

Chauffer au bois au Québec

« Plusieurs personnes croient qu’il n’est plus possible de chauffer au bois partout au Québec. Or, ce n’est pas le cas », précise Célina Fontaine, propriétaire. La confusion vient notamment des récents règlements de la Ville de Québec qui ont imposé le remplacement de vieilles installations non homologuées. Les propriétaires de foyers d’ambiance non conformes peuvent profiter de programmes d’aide pour mettre leurs appareils en règle d’ici 2030. Le chauffage au bois n’a pas pour autant disparu ! Les gens aiment toujours se blottir près de l’âtre ou réchauffer la maison aux flammes ardentes. Pour que ce plaisir perdure, l’industrie a perfectionné ses technologies.

Gaz ou bois : aucun n’est meilleur

Le choix du type de foyer dépend surtout du mode de vie des habitants. Pour chauffer souvent, efficacement et avec un minimum de manipulations, le gaz est tout indiqué. Si le bonheur passe plutôt par la romance ou le rituel d’allumer un feu, le bois possède un charme difficile à égaler. Le coup de cœur doit cependant faire bon ménage avec la réalité. L’option la plus intelligente est celle qui harmonisera le style, l’emplacement et la fonction recherchée.

Les vitres et l’efficacité

Une vitre laisse fuir la chaleur qu’une paroi pleine aurait retenue. Les appareils à multifaces vitrées conviennent mieux à un usage d’ambiance, mais sont moins efficaces. Au centre-ville, dans une maison déjà bien tempérée, un tel foyer trouvera sa place. À Stoneham, dans une maison fouettée par le vent, un foyer ou un poêle sans cloisons vitrées chauffera davantage et de façon plus uniforme. Mais parfois, regarder les flammes danser compte plus que toute autre raison.

Mettre peu ou plus de bois

« Tout le monde a peur de trop chauffer ! », remarque Célina. Mais un appareil au bois doit fonctionner avec une charge suffisante. Sous le tiers de sa capacité, il tourne au ralenti : la combustion perd en efficacité, la cheminée s’encrasse, et les risques d’incendie augmentent. Une charge généreuse tient d’ailleurs les braises animées durant six à huit heures. Cette autonomie freine le réflexe d’entrebâiller la porte pour jeter un coup d’œil. « Toutes les fois où quelqu’un ouvre la porte, il retranche d’une heure le temps de chauffe », explique Célina.

Chauffer au foyer ou au poêle demeure donc plus qu’une affaire de degrés entre les murs ; c’est aussi un rituel, un plaisir et une façon d’habiter la maison.

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