Une cuisine vivante
La cuisine du Hobbit est vivante, autant dans son évolution que derrière les fourneaux et en salle à manger, où les conversations vont bon train. Les saisons inspirent la majeure partie du menu et, désireux de travailler avec des produits frais, Danie et Rémi, copropriétaires, suivent de près les récoltes des producteurs d’ici. L’été, la proportion de produits québécois peut d’ailleurs atteindre 90 ou 95 %.
« Nous aimons vraiment travailler avec nos producteurs. Aller les voir, découvrir ce dont leurs champs regorgent et imaginer ce que nous pourrons en faire, c’est une vraie partie de plaisir. Nous avons développé une telle proximité avec nos producteurs que nous connaissons même le nom de leur chien ! », raconte Rémi en riant.
L’approvisionnement en produits saisonniers permet le renouvellement du menu environ toutes les deux semaines. Pour l’équipe, cette cadence requiert de s’adapter constamment et de faire appel à sa créativité. Pour les habitués, c’est une excellente raison de revenir souvent.
Les mêmes égards sont accordés à la sélection des vins d’une carte entièrement consacrée aux élixirs d’importation privée. « Je porte beaucoup d’attention aux vins, que je remplace régulièrement pour qu’ils s’harmonisent aux menus. Pour nombre de personnes, le vin fait partie du plaisir de bien manger. Et comme chaque sortie au restaurant est, aujourd’hui, une exception, je veux que la soirée soit parfaite, jusque dans le verre ! », explique Danie.
La liberté a bon goût
Un souper d’exception peut prendre diverses formes : une entrée divine en bonne compagnie avant un spectacle ou un repas cinq services qui s’étire sans que personne ne voie le temps passer. Le menu du Hobbit propose autant d’options que de préférences : viandes, poissons, assiettes végétariennes et végétaliennes et, bien sûr, boudin remarquable qui réconcilie les sceptiques et réjouit les amateurs. Depuis son ouverture en 1976, le restaurant cultive également une convivialité qui donne envie de s’attarder plus tard encore.
Cette manière d’accueillir, empreinte de joie de vivre, donne aussi le ton aux soupers de groupe. Souple et attentive, la brigade en cuisine accepte volontiers les demandes spéciales. « L’offre sur mesure ne figure pas au menu, mais on est contents de concocter un plat en particulier, s’il nous est demandé. On le fait, tout simplement ! », affirme Rémi.
La liberté de composer avec les envies rejoint également le plaisir de la simplicité partagée. Un repas d’exception n’a pas besoin d’être compliqué. Il peut être sublimé par un pain semi-brioché fait maison et par la présence touchante d’un ami à ses côtés.