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Lorsque les pieds souffrent…

15 avril 2024| Gilles Levasseur

Lorsque les pieds souffrent…

Dans le réseau de santé public, le nombre de Québécois en attente d’une chirurgie atteint de nouveaux sommets, selon les données les plus récentes, avec quelque 170 000 « patients », qui portent bien leur nom en aiguisant ainsi leur patience… L’orthopédie en totalise près du quart, et de ce nombre, les chirurgies du pied sont en forte demande étant donné la rareté des spécialistes.

C’est pourquoi beaucoup se tournent vers les cliniques privées. L’une d’elles, Chirurgie Podiatrique Québec, s’occupe notamment des cas qui requièrent des chirurgies osseuses. Attente : quelques semaines tout au plus ! Bref tour d’horizon des problèmes nécessitant ce type d’intervention.

OIGNON ET OIGNON DU TAILLEUR

Il s’agit d’une déviation du premier métatarse causant la bosse médiale caractéristique à la base du gros orteil. Le cinquième métatarse peut aussi être touché (oignon du tailleur). Plusieurs types de chirurgie sont disponibles selon le degré de déformation, et la correction est fixée au moyen de tiges, vis ou plaques. Dans la majorité des cas, la marche est possible après l’intervention avec un soulier ou une botte chirurgicale.

HALLUX LIMITUS ET RIGIDUS

Ce type d’affection limite à différents degrés la mobilité du gros orteil en raison d’une biomécanique fautive et de l’arthrose, créant des dommages au cartilage de l’articulation. Au stade le plus avancé, tout mouvement est très douloureux. La solution consiste à insérer un implant s’apparentant à ceux de la hanche, sinon on optera pour la fusion de l’articulation.

ORTEIL MARTEAU

Cette déformation osseuse fait suite à un déséquilibre musculaire. Il en résulte une contraction flexible, semi-rigide ou rigide d’un ou plusieurs orteils. Cette mise en crochets peut être corrigée de façon chirurgicale en fusionnant l’articulation fautive à l’aide d’une tige ou en conservant sa flexibilité (arthroplastie).

NÉVROME DE MORTON

Il s’agit du plus commun des névromes, se situant entre la tête des 3e et 4e métatarses, qui se caractérise par une inflammation du tissu nerveux consécutive à des traumas répétés. Élancements, brûlures, décharges électriques et engourdissements en sont les principaux symptômes. Lorsque les solutions non chirurgicales ne donnent pas les résultats escomptés, le spécialiste peut exciser le nerf touché.

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