1. Faites un bilan complet, puis clarifiez votre « vision commune » et les règles du jeu
Si vous ne l’avez pas encore fait, prenez le temps d’établir un portrait clair de votre situation financière : revenus, dépenses, actifs, dettes et engagements existants. Discutez de vos priorités : achat d’une maison, enfants, voyages, retraite, etc. Parlez aussi de votre rapport à l’argent (épargne, risque, consommation) et instaurez des règles simples : qui paiera quoi, comment vous partagerez les dépenses familiales, quel montant exigera une discussion, et à quelle fréquence vous ferez une « réunion budget ». Ce cadre réduit le risque de malentendus et facilite les décisions.
2. Informez-vous sur le patrimoine familial et choisissez un régime matrimonial
Au Québec, « le mariage emporte la constitution d’un patrimoine familial formé de certains biens des époux sans égard à celui des deux qui détient un droit de propriété sur ces biens ». Ce patrimoine devra éventuellement être partagé, notamment en cas de divorce ou au moment du décès.
Grosso modo, le patrimoine inclut les résidences et les meubles de la famille, les véhicules utilisés par celle-ci, les REER et les droits accumulés durant le mariage au titre d’un régime de retraite. Il faut toutefois mentionner certaines exclusions, notamment les biens échus à l’un des époux par succession ou donation, et des déductions au moment du partage, dont les REER acquis avant le mariage et leur plus-value pendant le mariage.
De plus, au patrimoine familial s’ajoute un régime matrimonial pour les autres biens qui, lui, peut être choisi : le plus souvent, la séparation de biens ou la société d’acquêts (régime automatique sans contrat de mariage notarié). Vous pouvez également créer un régime sur mesure avec votre notaire. Dans tous les cas, une rencontre avec lui ou elle est essentielle avant de vous marier afin de bien comprendre toutes les conséquences de cette étape.
3. Considérez certains changements à vos comptes de placement
Si vous envisagiez de faire des cotisations REER prochainement, vous pourriez vouloir les devancer afin de bénéficier de la déduction dans le patrimoine familial (montant initial et appréciation). D’autre part, et selon votre régime matrimonial, il pourrait être avisé d’ouvrir de nouveaux comptes de placement auprès de votre institution financière pour distinguer facilement vos placements d’avant et d’après le mariage. Cela pourrait aussi être judicieux si vous receviez un héritage ou un don pendant (ou avant) votre mariage, spécialement si le testament ou l’acte de donation comporte ce qu’on appelle une « clause de propre ». Dans tous les cas, vous devriez vous assurer de bien documenter au fur et à mesure ce qui est inclus ou exclu du patrimoine familial et de votre régime matrimonial, puisque cela pourrait être bien complexe des années plus tard.
4. Révisez votre couverture d’assurance et vos documents juridiques
Le mariage est un bon déclencheur pour revoir vos couvertures d’assurance et le choix des bénéficiaires. C’est aussi le moment de vérifier vos documents juridiques : testament, mandat de protection et toute directive pertinente. L’idée est que vos protections reflètent votre nouvelle réalité familiale et financière.
Bonne saison des mariages et félicitations aux futurs mariés !